Le Projet

Le Projet

Résumé

TRANSAÉ vise à développer l’agro-écologie en s’appuyant sur un réseau d’agriculteurs pionniers belges et français. L’approche consiste à comprendre les trajectoires et les pratiques de ces agriculteurs afin de les renforcer et d’amener d’autres professionnels à s’engager activement.Le projet vise également à identifier les démarches et les outils d’accompagnement participatifs, mis en place par les partenaires, qui favorisent le mieux l’appropriation des innovations agro-écologiques.

Le projet, d’une durée de 4 ans (2018-2021), rassemble 7 partenaires du domaine de la recherche agronomique et sociologique, du développement territorial et du développement agricole au niveau de trois régions transfrontalières : les Hauts-de-France (France), la Flandre et la Wallonie (Belgique).

Ce programme est cofinancé par le Fonds européen de développement régional (FEDER). Coût total : 1 801 408,48 € / Financement FEDER : 900 704,24 €

L’agro-écologie en pratique

L'agro-écologie, en mobilisant les principes écologiques en agriculture, est définie dans le projet comme une agriculture respectueuse de l'homme et de l'environnement, et résiliente économiquement.

Notre vision de l’agro-écologie est une vision à la fois technique et sociétale, elle mêle plusieurs disciplines et s’entend à plusieurs échelles (la ferme, le territoire, la planète). Difficile d’en faire une définition complète, voici quelques mots-clés qui nous tiennent à cœur : autonomie, interdépendance, résilience, approche système. Et évidement, une production écologique, qui tient compte des flux et de biomasse, qui travaille avec la biodiversité et qui optimise la photosynthèse.

Le projet n’a pas pour objet de s’adresser à l’ensemble des pratiques agro-écologiques. Un champ de pratiques a été identifié en amont du projet autour de deux thématiques : 1) le sol et 2) l’autonomie alimentaire dans les élevages. Il sera affiné durant la première année du projet avec les agriculteurs partenaires.

Exemples de pratiques pré-identifiées :

  • Autonomie dans le domaine des cultures et de l’élevage
  • Pratiques de non-labour
  • Diversification de cultures
  • Cultures associées
  • Agriculture biologique
  • Place de l’arbre dans l’exploitation

Les principales productions concernées par Transaé sont les grandes cultures et l’élevage bovin.

Objectifs

Accompagner et développer la transition vers l'agro-écologie

  • Connaître les parcours et renforcer les pratiques paysannes en agro-écologie :
    tours de plaine, formations, suivi et expérimentation sur ferme

  • Rendre accessible les pratiques agro-écologiques du territoire :
    publications techniques, vidéos, fermes-ouvertes

  • Identifier les pratiques d’accompagnement qui favorisent la transition vers l’agro-écologie :
    analyse des trajectoires, évaluation des pratiques d’accompagnement

Actions

Trois axes de travail seront développés durant les 4 années de Transaé :

1) Connaître les parcours et renforcer les pratiques paysannes en agro-écologie

Avec les agriculteurs engagés dans le projet auront lieu des actions collectives à l’échelle régionale et transfrontalière : partage de diagnostics de durabilité et identification des améliorations et expérimentations à suivre durant le 3 années du projet, échanges de pratiques par des tours de plaine, suivi des expérimentations sur ferme, formations.

2) Rendre accessible les pratiques agro-écologiques du territoire

Un travail de capitalisation afin de rendre les pratiques accessibles à d’autres permettra la réalisation et la diffusion de publications techniques et de vidéo. 6 fermes-ouvertes seront organisées d’ici fin 2021.

3) Identifier les pratiques d’accompagnement qui favorisent la transition vers l’agro-écologie

L’analyse des trajectoires et de nos pratiques d’accompagnement nous permettra d’acquérir une méthode et des compétences communes d’accompagnement participatif avec les agriculteurs, pour une meilleure appropriation des innovations agro-écologiques.

Approche

Notre approche consiste à nous appuyer sur le savoir-faire d’agriculteurs pionniers, c’est-à-dire ayant déjà expérimenté des pratiques innovantes. Par agriculteurs « pionniers » nous parlons d’agriculteurs en recherche, ayant déjà expérimenté, qui souhaitent aller plus loin et surtout qui souhaitent partager leurs expériences à d’autres.

Le collectif, ou le réseau, est la forme que nous avons décidé de privilégier à nos actions, car elle nous semble la plus efficace. Ces collectifs seront d’abord régionaux et dès la 2e année transfrontaliers. Le collectif se situe aussi à notre niveau entre partenaires, nous vivons également le changement de nos pratiques de recherche de d’accompagnement grâce à l’échange et à l’apport des autres.

Nous souhaitons partir des expériences, savoir-faire et questionnements de groupes d’agriculteurs pionniers pour mieux connaitre et comprendre les systèmes de pratiques actuels, mais également définir ensemble les améliorations et les innovations à mettre en place ou à expérimenter collectivement à l’échelle transfrontalière.

Il s’agit bien de définir ensemble les actions et thématiques, avec les collectifs d’agriculteurs, pour être au plus près des préoccupations mais également pour faire dialoguer et valoriser les différentes formes de connaissances (paysannes ou « de terrain », et scientifiques ou « d’experts »).

Les connaissances scientifiques des partenaires seront mobilisées tout au long du projet pour appuyer les actions collectives (diagnostics, formations, expérimentations) mais également pour capitaliser et valider scientifiquement les connaissances du terrain.

Enfin, l’ensemble des résultats et les actions de formation seront ouverts à l’ensemble des agriculteurs du territoire, afin de créer une dynamique favorable au développement de pratiques agro-écologiques innovantes au sein de l’espace transfrontalier.